Hexa @ Fondation Engelberts

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Le 27 novembre dernier, une délégation d’agents de Cause se rendait à Mies pour y assister à un évènement de présentation d’oeuvres parrainées par la Fondation Engelberts pour les arts et la culture. Parmi celles-ci figurait le projet HEXA, décrit à la fois comme conte poétique et acoustique, et installation contemporaine minimaliste.

HEXA raconte le parcours initiatique d’un jeune homme depuis son enfance ayant reçu le pouvoir surnaturel de percevoir et d’agir sur l’aura des personnes qu’il rencontre à l’aide d’un mystérieux cube magique. Ses visions se peuplent d’orbes énergétiques translucides, déclinant les multiples tonalités du spectre lumineux, tantôt vives, tantôt douces. Guidé par un élan de compassion, notre personnage poursuit l’art occulte de convertir la gravité de la souffrance en la sérénité de sourires tranquilles.

Pour découvrir le récit, le public est placé dans une salle plongée dans une obscurité que déchirent des rayons de lumières blanches émanant des arêtes d’un monolithe noir placé en son centre. Un dispositif électromagnétique conçu et réalisé par Frédéric Goncerut, se déclenche lorsqu’un cube noir est posé sur ce socle imposant, lançant l’enregistrement audio du conte narré par une voix grave et chaleureuse. Pour fonder l’âme vibrante du conte, la bande son hypnotique de Boris Getaz se juxtapose à l’ensemble, et vient compléter les conditions de submersion de la conscience du spectateur.

On voudrait féliciter son créateur Elliot Vaucher pour sa calme dextérité dans le maniement du mystère poétique que ses mots, images et métaphores ont soin de ne faire qu’effleurer et caresser avec finesse et sensualité, gages d’un haut tact, de clairvoyance, et de juste mesure.

D’une maître intuition, Elliot ose explorer les riches formes de son innovation en s’aventurant hors du linéaire, loin du conventionnel et de l’évidence des structures rassurantes. Ceci, bien entendu, au risque assumé de heurter, ou de frustrer d’incompréhension les sensibilités inaccoutumées à l’envoûtement narquois de l’énigme.

HEXA ne fait aucune promesse. Il faut y aller sans attentes. Se garder de demander des comptes, de réclamer des explications. Se laisser aller au charme de l’étrange. Fermer les yeux. Respirer lentement. Lâcher prise. Décrisper l’étreinte de la raison. C’est une immersion enivrante, un voyage intérieur, une méditation collective qui nous est proposée. Un appel à renouer avec les transports de l’imaginaire, trop souvent refoulés dans nos enfances, une exhortation au rêve.

Pour vivre cette expérience interactive, rendez-vous jeudi prochain, 4 décembre, de 18:00 à 21:00, à la salle de la Grenette, place du marché 2 à Nyon. Ce sera au même temps l’occasion de partager une verrée conviviale en compagnie des protagonistes du projet.

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Des couteaux dans les poules

Le Théâtre a ceci de passionnant qu’il reflète avec force les personnalités sur, devant et derrière la scène.

Le spectateur peut juger de l’émotion qu’une pièce génère en fonction du jeu des comédiens. S’identifie-t-il aux personnages ? Entre-t-il en compassion avec ceux-ci ? Assis confortablement (pas toujours) sur son siège, il pense maitriser l’information de l’oeuvre qui se joue devant ses yeux critiques.

Ainsi, lorsqu’il rend son jugement, c’est avec plus ou moins d’humilité qu’il tentera de décrire ce qu’il a compris, ce qu’il a aimé et, éventuellement, ce qu’il aurait fait différemment. Se faisant, réalise-t-il qu’il délivre en fait la copie de son propre personnage (comprenez aussi personnalité). Le spectateur.

La vérité est que ce dernier est aveugle à l’essentiel de ce qui se passe sur scène. Remarque-t-il le stress provoqué par un changement de décor ou de costume de dernière minute ? Ressent-il l’adaptation, en temps réel, d’un régisseur lumière fraichement débarqué pour palier l’absence du titulaire ? Perçoit-il la joie d’une réplique bien maitrisée ou la mine défaite d’un passage oublié ?

En marge du jeu, il y a les vraies émotions. Celles vécues par les parties prenantes du projet. L’espoir et les attentes faces au fatalisme et au manque de confiance.

La mise en scène se construit de décisions qui font et défont une pièce.

De quelle manière l’équipe gère-t-elle cet espace-temps où le chaos doit être accepté et bienvenu tout en étant maitrisé ? Ce processus, qui prend fin avec la Première, délivre un concentré de caractères et de personnalités fondus au sein d’une troupe qui oeuvre pour une interprétation plus ou moins précise d’un texte.

Dommage que le public n’y assiste pas car c’est surtout ça le Théâtre…

“Des couteux dans les poules” de David Harrower

Mise en scène Kathinka Salzmann

28 octobre au 8 novembre 2014

Maison de quartier des Pâquis, La Traverse

Rue de Berne 50, 1201 Genève

Video: J. Saugy

Texte: J. Saugy

Surface(s)

L’exposition Surface(s) présente les projets réalisés par la classe 2014 des étudiants de la section master en architecture à L’EPFL. Le développement de la plupart d’entre eux n’ayant pour motivation que l’ambition d’un diplôme, le but de cet évènement public est de permettre à une foule d’élaborations aussi variées qu’intéressantes de bénéficier de l’attention qu’elles méritent et d’être appréciées à leur juste potentiel.

Il s’agit d’une initiative du MAP14, un comité d’étudiants membres de l’ASAR, l’association représentative de la section architecture de l’EPFL, qui permet ainsi chaque année depuis 2011 à tous les intéressés externes à l’université de découvrir les perles architecturales prometteuses issues de la nouvelle génération.

Le cadre est des plus propices, le décor quasi-futuristique: s’étalant sur deux étages dans les souterrains du Flon de Lausanne, deux énormes halls déserts d’un ancien supermarché, reliés par un tapis roulant allant d’un niveau à l’autre.

L’exposition se présente de façon simple et efficace: au premier niveau une galerie circulaire des affiches des projets avec éléments conceptuels, techniques et informatifs au verso. À chacune de ces larges pancartes est attribué un numéro, celui-ci renvoyant à la salle des maquettes correspondantes au niveau inférieur.

À la clef, des interventions orales par des invités spéciaux sélectionnés par les organisateurs, le vendredi 10 octobre dès 18:30. D’autre part, la mise en vente du livre SURFACE(S), brochure améliorée de l’exposition, éditée pour l’occasion par le MAP14.

Venez nombreux.

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Localisation :
Rue de Genève 33, 1003 Lausanne. 1e et 2e sous-sols.
Accès :
Rue de Genève et Place Flon-ville. A côté de l’athleticum du Flon. Anciennement hyper Casino.

Dates :
6-18 octobre 2014. Entrée libre.
Horaires :
mardi, mercredi, jeudi, vendredi : 12.00-19.00 / samedi : 10.00-19.00 / dimanche, lundi : fermé

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Video: A. Meredith

Texte & Photos: P. von Arx

B.I.F.F.L. 2014

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À tous ceux qui, aussi invraisemblable puisse-t-il paraître, sont jusqu’à ce jour demeurés dans une ignorance des plus improbables – autrement excusable que par le fait de s’être, par exemple, tellement complu de 28 ans d’isolement absolu au fond d’un abri atomique dans la banlieue de Pripiat pour n’en émerger que maintenant (n’ayant pas vu filer le temps, faute de tant d’amusement) – nous annonçons ici la première édition du BIFFL (Baumettaz International Film Festival of Lochness).

En effet – et ce sera aussi l’occasion pour les rescapés de Tchernobyl sus-cités de faire une mise au point culturelle pour compenser un trou historique d’un quart de siècle – une vingtaine de courts métrages signés du génie des plus hautes pointures du cinéma expérimental international Crissiérois seront en compétition ce samedi 6 septembre pour se disputer ce qui constitue sans doute la plus haute distinction à convoiter actuellement par tout agent du septième art.

Suite à une palpitante montée des marches sur le tapis rouge déployé aux abords du palais des Baumettes qui verra défiler une alléchante palette d’invités composée d’innombrables célébrités venus du quatre coins du monde assister à l’événement clef de notre ère, la cérémonie d’ouverture débutera dès 16:00, avec une interprétation de l’anthem du festival par un duo des plus attendu entre Luciano Pavarotti et Lemmi Kilmister.

On continuera avec notamment une intervention de Papa Didier Bürkhalter en personne, qui donnera un discours poignant sur l’extrême importance de ce genre d’action culturelle dans des régions aussi dévastées par l’épidémie du choléra psychosomatique, puis un numéro de blattes acrobatiques par Patrick Sebastien, pour détendre une atmosphère qui sera pleine de tension en l’attente du début des projections à 21:00.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à visiter la page du site officiel du festival, ou sa page facebook. On vous laisse avec quelques affiches parmi les pellicules inédites que le BIFFL vous réserve. À samedi!

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